Retour aux fondamentaux : les pesticides sont utiles !Publié le 8 décembre 2017 par Marie-Cécile DAMAVE

Dans un contexte politique et sociétal hostile aux pesticides issus de la chimie de synthèse, l’Union des Industries de Protection des Plantes (UIPP) a rappelé dans une conférence de presse le 6 décembre 2017 la fonction première des pesticides : protéger la santé des plantes contre les maladies, les insectes et les mauvaises herbes. Si aucun de ces produits n’était utilisé, 30 à 40% de la production agricole mondiale serait perdue.

 

 

Retour aux fondamentaux : les attaques dont font l’objet les plantes cultivées par les bioagresseurs (champignons, virus, bactéries, insectes) et la compétition des autres plantes (dites mauvaises herbes) pour les mêmes ressources (lumière, sol, eau, éléments nutritifs) mettent en danger la qualité et le volume des récoltes. Les pesticides sont utiles pour protéger les plantes cultivées (annuelles comme les grandes cultures, pérennes comme la vigne ou les arbres fruitiers) contre ces attaques et ces compétitions.

 

 

L’UIPP a souligné que l’utilisation des pesticides s’inscrit dans un ensemble d’outils nécessaires à la conduite des cultures : amélioration génétique des plantes cultivées pour plus de résistance aux ravageurs et de tolérance à des conditions météo défavorables par exemple, agroéquipements avec des pulvérisateurs plus précis, technologies numériques avec partage et analyse des données et utilisation d’outils d’aide à la décision, et développement de micro-organismes auxiliaires par exemple. Toutes ces technologies, avec les pratiques agronomiques, constituent une boîte à outils à la disposition des agriculteurs.

 

Le monde du vivant est en perpétuel mouvement et les microorganismes, plantes et insectes évoluent sans cesse. C’est pourquoi les stratégies de cultures évoluent également afin de permettre aux plantes cultivées d’exprimer leur potentiel génétique, malgré les aléas de la production au champ : conditions météo, qualité des sols, diversité des êtres vivants pouvant être en compétition ou infecter les plantes cultivées… D’où l’importance de l’innovation chez les entreprises membres de l’UIPP : pas moins de 10% de leur chiffre d’affaires est consacré à la recherche et au développement. Ce chiffre est du même ordre de grandeur que pour les entreprises semencières (13%), et bien supérieur aux investissements en innovation de l’industrie agroalimentaire (5%).

 

 

Transparence était l’autre mot-clé de cette conférence de presse : étant donné le déficit de confiance et les fortes critiques dont fait l’objet cette industrie, l’UIPP lancera, à l’occasion de son centième anniversaire en 2018, une série d’actions de communication sous la bannière « Le siècle vert ». A suivre sur Twitter sur @lesieclevert