Publications

20 mars 2017

Analyses

Diversification des outils technologiques en production végétale

Un congrès scientifique international dédié à la génomique et à l’édition de gènes s’est tenu à Amsterdam les 15 et 16 mars 2017. Ce fut l’occasion pour le monde de la recherche scientifique privée et publique, et pour les entreprises fournisseurs de technologies, d’illustrer les champs de plus en plus vastes et diversifiés d’outils d’aide aux productions végétales, au-delà des outils classiques issus de la chimie de synthèse et de la génétique. Cette évolution a plusieurs origines : attentes sociétales, impasses techniques et réglementation de plus en stricte des outils actuellement disponibles, enjeux climatiques et sanitaires, et la productivité nécessaire …


Par Marie-Cécile DAMAVE

9 mars 2017

Points clés

POINTS CLES Agr’iDébat “L’agriculteur, maillon fort de la bioéconomie” du 27/02/2017

Cette conférence, organisée en partenariat avec le Salon International du Machinisme Agricole (SIMA), a permis de définir le périmètre et les objectifs de la bioéconomie selon les autorités européennes et les Etats-membres, a souligné les spécificités de chaque pays, et a permis, à travers quelques exemples, de démontrer comment les producteurs agricoles et forestiers y jouent un rôle-clé.


Par Marie-Cécile DAMAVE

23 février 2017

Une idée, un point de vue

Boom de la bio

Comment toucher les dividendes du développement de la bio, sans payer la rançon du succès ?

La consommation alimentaire des produits bio est en pleine expansion en Europe et en France où son chiffre d’affaires a atteint 7 Mds d’€ en 2016. Certes cela ne représente encore que 3% du marché alimentaire de notre pays, mais la progression est fulgurante : +20% par rapport à 2015. En Allemagne, pays leader, les ventes atteignent 9,5 Mds d’€ pour 5% du marché alimentaire.

Du point de vue du consommateur, le concept-clé est celui de la confiance. A l’opposé de la défiance qui s’est emparée de nos concitoyens vis à vis de l’agroalimentaire à l’issue de scandales alimentaires, nourrie aussi de l’incompréhension envers l’agriculture d’aujourd’hui, en décalage avec l’image d’Epinal souvent diffusée…


Par Yves LE MORVAN

22 février 2017

Tribunes

Les acteurs agricoles, membres volontaires de la société civile

La société civile rappelle régulièrement au monde agricole ses attentes, en matière de consommation alimentaire, parfois contradictoire et difficiles à interpréter, mais souvent basées sur le respect des personnes, des biens et des animaux. Elle attend du producteur que sa prestation, dûment souhaitée, réponde aux règles minimales de la sauvegarde de nos ressources et le respect d’une éthique partagée. En satisfaisant ces exigences, les acteurs agricoles sont ainsi devenus des membres reconnus de la société civile.


Par Damien BONDUELLE

3 février 2017

Analyses

Agriculture et alimentation françaises : des modèles qui se réinventent pour répondre aux grands enjeux du 21e siècle

La France est depuis longtemps un grand pays agricole, mais les acteurs de la production sont aujourd’hui en plein questionnement, en manque de repères, et se sentent souvent perdus et incompris face à un environnement politique, économique et social qui ne les regarde plus de manière aussi bienveillante que par le passé. Il faut dire qu’en l’espace de quelques décennies, les objectifs de la Politique Agricole Commune (PAC) ont beaucoup évolué, l’Union européenne (UE) s’est considérablement étendue géographiquement et s’est engagée dans des négociations commerciales et des échanges internationaux. De plus, la société s’est urbanisée, creusant un fossé entre des populations de producteurs et de consommateurs qui ont souvent bien du mal à se comprendre…

Cet article a été publié en allemand sur le site du think tank DGAP.


Par Marie-Cécile DAMAVE

3 février 2017

Une idée, un point de vue

L’innovation, une impérieuse nécessité pour l’avenir de l’agriculture

Plus le monde avance, plus l’agriculture est au cœur des enjeux stratégiques de demain : nourrir l’humanité, réduire l’empreinte environnementale, participer à la lutte contre le changement climatique et s’y adapter grâce aux solutions disponibles.
Dans ce contexte, les entreprises des Industries de la Protection des Plantes répondent à cet objectif de compétitivité et de durabilité : en aidant la ferme France à produire plus et mieux, en préservant les emplois et les sites industriels sur le territoire français.

Le sens de leur action est de promouvoir des pratiques agricoles alliant durabilité et productivité sans opposer les différents modèles agricoles. Les solutions développées répondent aux exigences d’une agriculture moderne, innovante et respectueuse de l’environnement, au service de toutes les filières et toutes les formes d’agriculture.
L’innovation constitue à la fois un levier de progrès et une impérieuse nécessité. Cela permet d’innover dans la composition des produits de synthèse, d’origine minérale, de biocontrôle, mais aussi dans les équipements, les emballages… Sans oublier le progrès dans les services associés, grâce notamment à l’apport du numérique.
Un soutien sans faille à l’investissement et à l’innovation demeure impératif. Or, des décisions politiques arbitraires basées sur un principe de précaution à outrance viennent freiner sérieusement cette dynamique d’innovation, mettant la France dans une posture compliquée par rapport aux autres pays européens.
Le temps politique n’est pas celui de la recherche, ni celui du modèle agricole.

Si nous voulons stimuler l’investissement, nous devons nous conformer aux standards européens et assurer la lisibilité et la fluidité du dispositif réglementaire qui doit s’appuyer sur des études d’impact basées sur la science et sur une analyse du rapport bénéfices/risques.
Restons vigilants et intervenons de façon proactive pour éviter toute «surtransposition ». Et ce pour continuer de répondre au mieux aux enjeux de compétitivité et aux attentes politiques et citoyennes.

Eugenia Pommaret, Directrice de l’UIPP


Par Eugenia POMMARET

2 février 2017

Analyses

Biocontrôle : positionnement de l’Académie d’Agriculture de France

L’Académie d’Agriculture de France (AAF) a consacré sa séance du 1er février 2017 au biocontrôle en protection des cultures, annonçant les conclusions de son groupe de travail dédié au biocontrôle. Elles seront prochainement publiées dans un rapport, dont le résumé est déjà disponible…


Par Marie-Cécile DAMAVE

1 février 2017

Tribunes

Dossier : Conjuguer bien-être animal et production : une nécessité

Devenu « être doué de sensibilité » et reconnu par la loi dans le Code civil en 2015, l’animal
domestique fait l’objet depuis quelques années d’une attention très soutenue de la
part d’organisations qui entendent mettre à l’index les conditions d’élevage. Force est
de constater qu’au-delà de cas extrêmes de production, d’abattage, ce sont désormais
les conditions ordinaires d’élevage qui suscitent de plus en plus de réprobation de la part
des citoyens et des consommateurs. Cette évolution sociétale encourage le développement
de modes alternatifs (filières plein-air, bio…) Abonnez-vous à la revue !


Par Saf agr'iDées

27 janvier 2017

Revue Agriculteurs de France

Numéro 226 : Conjuguer bien-être animal et production : une nécessité

Au sommaire de ce numéro 226 :

EDITORIAL

Les acteurs agricoles, membres volontaire de la société civile

27 janvier 2017

Analyses

Berlin : impacts du numérique en agriculture et en alimentation

Le 23 janvier 2017, s’est tenue la seconde édition de la conférence Farm&Food 4.0 à Berlin, en marge de la Semaine Verte Internationale, réunissant les secteurs de l’industrie alimentaire, de l’agriculture et de l’horticulture. Le principal partenaire de cet événement était la plateforme numérique 365FarmNet. Cette conférence a mis en avant les démarches de différentes …


Par Marie-Cécile DAMAVE

20 janvier 2017

Analyses

Principaux dispositifs des lois de finances adoptées par le Parlement fin 2016

La loi de finances pour 2017 et la loi de finances rectificative pour 2016 ont été promulguées et publiées au Journal officiel du 30 décembre 2016.

Retour sur les principales dispositions fiscales et sociales.


Par Patrick VAN DAMME

20 janvier 2017

Une idée, un point de vue

Vers une agriculture collaborative

Le métier d’agriculteur devient beaucoup plus complexe et mobilise des compétences beaucoup plus larges qu’auparavant. Ainsi les chefs d’entreprises agricoles doivent-ils augmenter leur efficacité économique et environnementale mais aussi apprendre à gérer eux-mêmes leurs risques.

Ces deux dimensions doivent se trouver aujourd’hui au cœur de chaque décision, quotidienne comme stratégique. Ce que je décide augmente-t-il ma valeur ajoutée créée par heure de travail ? Cela contribue-t-il à accroître ou réduire mes risques (techniques, commerciaux, humains ou économiques)…


Par Jean-Marie SERONIE

6 janvier 2017

Une idée, un point de vue

Rebondissons en 2017

En 2016, nombre d’événements nous ont fait prendre conscience de notre extrême fragilité : nos entreprises ont dû faire face aux conséquences d’un climat difficile et d’une situation de marché défavorable. Et, dans le même temps, nous sommes interpellés sur l’arrivée rapide des nouvelles technologies, des data dans notre quotidien de producteurs. Ainsi, 2016 est une année qu’il faut considérer comme riche d’enseignements sur les incertitudes auxquelles nous sommes soumis et porteuse d’espoir, de remise en cause, de nouvelles inventions qu’il nous faut considérer.

En 2017, je forme le vœu que nous soyons pleinement acteurs, que nous sachions saisir les opportunités, que nous ayons l’envie, la motivation de prendre la réalité en considération et d’envisager sans tabou des solutions…


Par Damien BONDUELLE

5 janvier 2017

Analyses

Bilan provisoire des échanges agro-alimentaires 2016

Les statistiques les plus récentes du commerce extérieur des produits agro-alimentaires sont celles d’octobre 2016. Sur l’année 2016, les chiffres sont plutôt bons pour l’Union européenne (UE), mais en berne pour la France. Selon la Commission européenne, l’excédent commercial de l’UE s’est élevé à 18 milliards € sur la période novembre 2015-octobre 2016, résultant de 130 milliards € d’exportations et 112 milliards € d’importations. Ces bons résultats sont principalement dus aux bons résultats en direction de la Chine (+12% et second marché) et des Etats-Unis (+8% et premier client). Le produit qui enregistre la plus forte hausse est la viande de porc, dont les exportations progressent de 32%, grâce à la demande asiatique. En ce qui concerne la France, le solde excédentaire est en baisse pour les produits bruts comme pour les produits transformés, atteignant une diminution globale de 30% à 5,3 milliards € sur les dix premiers mois de 2016…


Par Marie-Cécile DAMAVE

16 décembre 2016

Une idée, un point de vue

Vous avez dit « bioéconomie » ?

Cette fois-ci, elle arrive ! La stratégie nationale sur la bioéconomie était en préparation depuis de nombreux mois en interministériel, et voici que le nouveau Premier ministre lui-même s’empare du sujet. Dans son discours de politique générale du 13 décembre 2016 devant l’Assemblée nationale, Bernard Cazeneuve a en effet indiqué que «l’agriculture devra être moins dépendante de l’énergie fossile. Elle devra s’appuyer sur un plan en faveur de la bioéconomie pour favoriser le développement des biomatériaux, la production d’énergies renouvelables et la chimie du vivant ».
Jusqu’à présent, peu de responsables politiques français s’étaient emparés de ce sujet, et le concept de bioéconomie était demeuré dans les cercles de la recherche, de l’innovation, et de l’industrie. Le rapport « Agriculture-Innovation 2025 » remis au gouvernement en 2015 avait toutefois identifié la bioéconomie comme un des deux axes prioritaires avec l’agroécologie pour l’agriculture de demain.
De nombreux pays (en Europe et aux Etats-Unis par exemple) se sont appropriés ce système et en ont fait une priorité stratégique, non seulement en termes de recherche, innovation et industrie, mais aussi pour la production de biomasse. La bioéconomie commence ainsi dans les champs et dans les forêts !
Dans le contexte du changement climatique, gageons que les acteurs du monde agricole sauront s’approprier cet enjeu pour créer de la valeur, de l’optimisme, aller de l’avant, et construire des agricultures innovantes, technologiques, durables, responsables, et cohérentes avec la transformation alimentaire et non alimentaire, pour développer de nouveaux services et de nouveaux produits utiles à nos sociétés, et porteuses de sens.

Marie-Cécile DAMAVE est Responsable innovations et marchés à saf agr’iDées.


Par Marie-Cécile DAMAVE

14 décembre 2016

Tribunes

Dossier : Préserver la biodiversité, un enjeu politique et économique

Le vote définitif de la loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages le 21 juillet 2016 et sa promulgation le 8 août 2016 répond à l’engagement pris par le président de la République de reconquérir la biodiversité, lors de l’ouverture de la Conférence environnementale du 14 septembre 2012. Avec en particulier la création de l’Agence française de la biodiversité et la ratification du processus de Nagoya, la France se donne les moyen d’être un pays d’excellence environnementale. D’autant que la consécration du principe de non-régression de la protection de l’environnement interdit désormais tout retour législatif en arrière. Avec l’affirmation que la Nature a désormais des droits, et la possibilité d’engager des actions de groupe suite à l’adoption par l’assemblée nationale le 12 octobre 2016 du projet de loi de modernisation de la justice du XXIè siècle, les acteurs économiques intervenant sur le territoire national devront surveiller plus que jamais leur comportement environnemental…


Par Saf agr'iDées

14 décembre 2016

Analyses

L’amélioration des plantes, source de biodiversité utile

Le 6 décembre 2016, l’Académie d’Agriculture de France (AAF) et l’Association des Amis de l’Académie d’Agriculture de France (4AF) ont conjointement organisé un colloque intitulé «Biodiversité : agriculture et amélioration des plantes ». Saf agr’iDées y était présent. Cet événement a illustré les rapports complexes entre agriculture et biodiversité, la première étant à la fois créatrice (nouveaux paysages, nouveaux écosystèmes, nouvelle diversité génétique utile) et destructrice (réduction de la diversité des plantes cultivées avec la domestication) de la seconde. L’amélioration génétique des plantes cultivées a été décrite comme génératrice de biodiversité utile, les variétés proposées aux agriculteurs étant de plus en plus nombreuses et aux caractères de plus en plus divers, en réponse à de nombreux critères de sélection. De plus, les intervenants ont insisté sur l’utilité de la biodiversité pour les sélectionneurs…


Par Marie-Cécile DAMAVE

13 décembre 2016

Analyses

Bonne dynamique des exportations européennes de produits animaux d’ici 2026

La réunion annuelle de la Commission européenne sur les perspectives agricoles d’ici 2026 s’est tenue à Bruxelles les 6 et 7 décembre 2016. Elle a permis à la Commission de présenter non seulement ses prévisions de marchés des matières premières agricoles pour les dix prochaines années et les conséquences sur le revenu agricole, mais également les évolutions structurelles de l’agriculture européenne, le défi du changement climatique et de la durabilité environnementale…


Par Marie-Cécile DAMAVE

9 décembre 2016

Analyses

Compétitivité et durabilité de l’agriculture : pour une politique agricole favorisant l’adoption de technologies innovantes

Nous entrons dans une période où les propositions de modifications de politique agricole européenne fleurissent, pour préparer la prochaine mouture de la PAC. Le rapport de la Task Force sur les marchés agricoles, mobilisée par le Commissaire européen à l’agriculture et au développement vient d’être publié. Il recommande notamment de mettre en place des outils de transparence des marchés pour que les professionnels aient une meilleure visibilité sur les prix, d’élargir l’éventail des outils de gestion des risques, d’assainir les relations commerciales entre parties prenantes, par exemple en les fondant sur les contrats écrits, et de faciliter l’accès des producteurs au financement avec une plus grande implication de la Banque Européenne d’Investissement. Ce rapport insiste également sur l’importance des innovations technologiques, en particulier dans le cadre de l’agriculture de précision, que la prochaine PAC doit encourager, s’inspirant de recommandations de l’université et centre de recherche de Wageningen publiées en septembre 2016. Différentes initiatives récentes joignent leurs voix à ces démarches, appelant les politiques agricoles européennes à encourager l’adoption des technologies innovantes en agriculture, et plus spécifiquement la génétique et l’agriculture de précision, qui bénéficient de la révolution numérique. C’est le cas de deux rapports parlementaires sortis au printemps 2016 (rapports Juitema et McIntyre). Les travaux récents de saf agr’iDées sur le rôle stratégique des semences et de la sélection génétique, et sur le développement du numérique et des big data pour une agriculture de précision sont cohérents avec ces démarches…


Par Marie-Cécile DAMAVE

3 décembre 2016

Ouvrage

“Histoire de l’agriculture française de 1867 à nos jours”

VIENT DE PARAÎTRE ! COMMANDEZ L’OUVRAGE DE PIERRE LE ROY


Par Saf agr'iDées

2 décembre 2016

Une idée, un point de vue

Il faut changer pour vivre…

La crise qui perdure peut engendrer la sidération, la prostration et la dépression mais elle peut également stimuler l’esprit d’initiative, l’inventivité, le sens de l’innovation, du système D, de la collaboration, et finalement renforcer ce sentiment que nous avons tous intérêt à préserver nos ressources. Cette façon de renouer avec la notion de « bien commun » qui connaît de nos jours un certain regain d’intérêt au-delà des clivages de pensées et des croyances prend dans le monde agricole la forme d’une stratégie du changement simple et pragmatique pour faire face aux tensions et aux défis (alimentaires, écologiques, sociétaux, etc.) cruciaux qui s’imposent à tous.
Car le secteur agricole dans son entier est plus que jamais bouleversé par la forte houle de la mondialisation, par les défis alimentaires qualitatifs, quantitatifs et éthiques qui viennent remettre en cause des habitudes et des réflexes. Exposés frontalement aux difficultés, ces entrepreneurs du vivant, ces chefs d’entreprise agricoles, ne veulent plus perdre de temps à tergiverser et à attendre des aides et autres solutions technocratiques. Avec le déploiement du numérique, de nouvelles formes de collaborations et d’organisations issues du partage de données et d’informations viennent booster ce besoin de nouvelles dynamiques, partout sur les territoires.
Voici par exemple quatre évènements récents qui illustrent le bouillonnement d’idées et l’esprit d’initiatives actuel. Citons ainsi le lancement du premier site dédié à l’échange « responsable » de parcelles agricoles conçu par deux agriculteurs de la Marne, les Trophées Agrica récompensant les meilleures initiatives « antigaspi » (et associant bien souvent naturellement les agriculteurs au process), la nouvelle édition à Angers de Esa Connect sur l’agriculture connectée proposant de revenir sur « les nouveaux modèles collaboratifs du producteur au consommateur », ou encore le Festival « A table en 2030 » à la Cité des Sciences de La Villette qui met en scène une cuisine « durable » pour les nouvelles générations… Ces rendez-vous traduisent chacun à leur façon ce nouvel élan et cette faim d’actions concrètes. Changer pour soi et pour la pérennité de son métier, certes, mais également être un acteur utile au sein d’un véritable écosystème. Une prise de conscience assumée, qui incite les agricultrices et agriculteurs français à réinventer leurs propres sources de revenus ou d’organisation (pour mutualiser leurs coûts par exemple avec ce qu’on appelle le « co-farming »), à s’allier aux start-ups qui proposent de revaloriser intelligemment leurs produits, à se rapprocher des consommateurs, à bénéficier pleinement de la révolution numérique en cours.
L’agriculture est peut-être en crise, mais elle n’est pas en panne d’idées.


Par Marie-Laure HUSTACHE

24 novembre 2016

Revue Agriculteurs de France

Numéro 225 : Préserver la biodiversité, un enjeu politique et économique

Au sommaire de ce numéro 225 :   EDITORIAL Sortons de notre zone de confort   FORUM Fermes du futur : big data et agriculture […]

18 novembre 2016

Une idée, un point de vue

Réalisme et pragmatisme pour avancer

L’actualité du 60ème Congrès des producteurs de légumes de France qui se déroule actuellement en Guadeloupe, permet d’une part le rapprochement des problématiques de production sur l’ensemble de nos territoires de France, et d’autre part est l’occasion de souligner l’intérêt des départements français d’outre-mer (DOM) pour l’économie de notre pays.

L’agriculture occupe dans ces territoires une place majeure, voire existentielle tant au niveau économique que social mais aussi environnemental et sociétal. Des valeurs sont aussi partagées : valeurs comptables certes mais aussi valeurs sur les produits, sur leur mode de production et sur l’image véhiculée par chacun d’entre eux. Ce Congrès est l’occasion de confronter des questionnements métropolitains et domiens qui finalement se rejoignent beaucoup plus que l’on pourrait le croire. Pour sa part, saf agr’iDées a présenté ses analyses pour un développement de agricultures des DOM dans une Note qui vient de paraître.

Un des points saillant des travaux de ce 60ème Congrès concerne la difficulté posée par des réglementations européennes aux contraintes croissantes, fréquemment incompréhensibles, disparates entre les pays membres et tolérantes vis à vis des pays tiers. L’Europe représente certes « la carotte » des légitimes et indispensables soutiens aux agriculteurs. Oui, l’Europe doit plus que jamais accompagner l’agriculture sur les bases d’une politique agricole nationale (dont il faut bien reconnaître que nous avons parfois encore du mal à en percevoir les contours en France). Mais cette politique finalement conduit les producteurs à être dans une posture de quémandeurs alors qu’ils sont une force qui devrait, au contraire, être financée en reconnaissance de sa contribution majeure à l’économie et à la vie de notre communauté. L’Europe, c’est aussi « le bâton » de règles drastiques de plus en plus contraignantes dont le coût est plus supporté par les producteurs que par ceux qui conduisent à les imposer.

Comment ne pas être choqués lorsque l’Europe autorise (voire encourage par des accords globaux avec certains pays tiers), la présence sur nos tables d’aliments qui sont produits avec des molécules qu’elle même interdit ? Comment ne pas être surpris de l’hétérogénéité, de la non harmonisation des autorisations et des labels au sein même de l’Union Européenne ? Comment ne pas regretter que nos producteurs servent en fait de monnaie d’échange lors de complexes accords commerciaux avec des pays aux contraintes réglementaires laxistes qui entrainent une concurrence déloyale, des circuits de distribution douteux ou des appellations fallacieuses ?

Platon ne disait-il pas que la plus grande injustice est de traiter également des choses inégales ?

Gérard Matheron est administrateur de saf agr’iDées


Par Gerard MATHERON

17 novembre 2016

Analyses

Elections américaines : quels impacts pour le monde agricole ?

L’Amérique rurale, dont la sensibilité est traditionnellement conservatrice, a très majoritairement voté en faveur de Donald Trump, de Représentants et Sénateurs Républicains dans les deux Chambres du Congrès. Même si les thématiques agricoles n’ont pas fait les gros titres de la campagne présidentielle, c’est en grande partie grâce au monde agricole que le nouveau président a été élu. Les allégements réglementaires et fiscaux qu’il a promis ont plu aux chefs d’entreprise agricoles américains. En revanche, on peut compter sur la force de persuasion des lobbies agricoles pour tenter de convaincre leur nouveau président de ne pas remettre en cause les accords commerciaux (ALENA et Trans-Pacifique en particulier). Les producteurs de maïs, soja et viande de bœuf notamment sont en effet très dépendants des exportations. La loi-cadre agricole américaine (Farm Bill) actuellement en cours prend fin en 2018…


Par Marie-Cécile DAMAVE

16 novembre 2016

Tribunes

Bananes européennes : des filières à pérenniser

Menacée par une concurrence internationale qui ne respecte pas les mêmes exigences sociales et environnementales, la production de bananes aux Canaries, à Madère, en Guadeloupe et Martinique reste vitale pour ces régions…

Retrouvez cet article de Philippe RUELLE, Directeur Général de l’UGPBAN/Fruidor page 10 du numéro 224 de la Revue Agriculteurs de France


Par Saf agr'iDées

15 novembre 2016

Analyses

Politiques agricoles et changement climatique : quels leviers ?

Alors que la COP22 se tient actuellement à Marrakech, les organisations internationales mettent de plus en plus en avant l’urgence pour les politiques agricoles de lutter contre le changement climatique. Les experts s’accordent en effet sur le fait que la production agricole mondiale subit à la fois la pression de la demande alimentaire croissante des populations et la baisse de la productivité agricole provoquée par les dérèglements climatiques. La FAO a récemment publié un rapport sur « La situation mondiale de l’alimentation et de l’agriculture »,…


Par Marie-Cécile DAMAVE

10 novembre 2016

Points clés

POINTS CLES de l’agr’iDay “Fermes du futur : big data et agriculture de précision”

Organisé par saf agr’iDées en partenariat avec l’Ambassade de Grande-Bretagne et le soutien d’Axema, l’agr’iDay du 25 octobre 2016 a réuni plus de 220 personnes intéressées par l’innovation en agriculture. Nous vous donnons la possibilité de voir ou revoir ces débats via notre rubrique Vidéos. Vous pouvez également retrouver les échanges de ce débat sur twitter avec les hashtag #agriday #smartagri #bigdata.


Par Marie-Cécile DAMAVE

10 novembre 2016

Notes d'analyse

Quels modèles de développement pour les agricultures des DOM ?

Les départements et régions d’Outre‐Mer sont une partie intégrante de nos territoires
nationaux. Les chiffres démontrent un apport positif des DOM à notre économie nationale :
ils représentent une vraie richesse pour notre pays.
Dans les DOM, deux activités principales sont remarquables : le tourisme et l’agriculture. La
première est intéressante car elle permet à nos compatriotes, à des visiteurs étrangers, de
créer une réelle dynamique économique et sociale, de devenir des ambassadeurs de ces
territoires et d’en valoriser et d’en diffuser tous les patrimoines. Pour sa part, l’agriculture
reste une activité économique fondamentale : elle modèle les paysages, fixe la population
locale et permet depuis toujours un approvisionnement de proximité, une valorisation des
territoires et des emplois assurée par les grandes productions comme la banane et la canne
à sucre. Couvrant de 20 à 35 % de la superficie des territoires, la production agricole occupe
16 % de la population active en Guyane, 12 % en Martinique et Guadeloupe, 10 % à la
Réunion, et ce, sans oublier tous les emplois induits par les activités agricoles…


Par Saf agr'iDées

28 octobre 2016

Analyses

Le savoir-faire, élément cessible de l’entreprise agricole lors d’un changement d’exploitant

La Cour de cassation admet le principe de la valorisation du savoir-faire dans le cadre de la transmission d’une exploitation agricole et de la conclusion d’un bail…


Par Jean-Baptiste MILLARD

28 octobre 2016

Tribunes

Cacophonie et pré-carrés

Toutes les instances publiques reconnaissent la crise préoccupante qui affecte l’agriculture dans la quasi-totalité des productions et des régions et chaque échelon territorial veut affirmer à ses acteurs économiques locaux sa solidarité et son engagement face aux difficultés qui les affectent.

De grandes réunions thématiques se multiplient, les promesses fleurissent, favorisées par un printemps électoral incertain, sans que ne se dessinent des solutions et des réponses concrètes pour les exploitations agricoles.

La crise agricole est évoquée dans toutes les réunions touchant à la ruralité, à l’économie, à l’environnement, voire à la santé, sans pour autant déboucher sur des programmes effectifs de développement et de redressement.


Par Christian BONNETIER

28 octobre 2016

Une idée, un point de vue

Le « bon consommateur » : un bien commun pour les IAA

Le SIAL Paris s’est terminé après avoir attiré 155 000 visiteurs du monde entier, présentant notamment aux professionnels présents, tous « à l’écoute des consommateurs » les innovations autour du « Made in France, Made with love »…


Par Olivier FOURCADET

28 octobre 2016

Tribunes

Dossier “Filière lait : relever le défi du marché”

Première crise grave de puis la suppression des quotas laitiers en 2015, la baisse des cours mondiaux a été durement ressentie par les éleveurs laitiers français cet été. La stratégie des opérateurs industriels a toutefois fait la différence sur la “paye de lait’. Les transformateurs qui ont opté pour une valorisation du lait sur les marchés des fromages et du lait infantile sont moins exposés à la volatilité des cours mondiaux. Pour autant, les industriels du lait restent confiants dans les perspectives de croissance. Des mesures s’imposent pour permettre aux éleveurs de regagner en compétitivité et en revenu. Faudra-t-il attendre un prochain “paquet lait” ?

Retrouvez ce dossier aux pages 12 à 23 du numéro 224 de la Revue Agriculteurs de France.


Par Saf agr'iDées

14 octobre 2016

Analyses

Colloque Terre de Liens : de l’influence du pas-de-porte sur l’accès au foncier

Les 6 et 7 octobre derniers s’est tenu à la Maison Européenne des Sciences de l’Homme et de la Société (MESHS) de Lille un colloque consacré à « L’enjeu des politiques foncières pour la protection de l’eau et l’installation en agriculture ».

Organisé avec le soutien de Terre de Liens Nord–Pas-de-Calais (NPDC), cette manifestation fut l’occasion de restituer les travaux de deux chercheurs, Samuel Pinaud et de Stéphanie Barral : « Le pas de porte en agriculture : quelle influence sur la transmission des fermes et l’installation en dehors du cadre familial » …


Par Jean-Baptiste MILLARD

14 octobre 2016

Une idée, un point de vue

Les certitudes sont malmenées

L’année 2016 restera dans les annales agricoles françaises. Les rendements ont été catastrophiques dans de nombreuses productions. Le prix du lait est au plus bas, comme l’était celui du porc il y a quelques mois. Tout prête à la déprime. Pourtant, c’est dans ces moments critiques que l’on se doit de rester vigilant dans l’analyse, quitte à jeter quelques croyances récalcitrantes aux orties…


Par Didier NEDELEC

10 octobre 2016

Analyses

Interdiction de culture d’OGM pour motifs socio-économiques : progrès ou usine à gaz ?

Le colloque du Haut Conseil des Biotechnologies[1] (HCB) qui s’est tenu le 6 octobre 2016 avait pour thème « Analyser les impacts économiques, sociaux et éthiques des plantes génétiquement modifiées – La mise en œuvre de la directive européenne 2015/412 ». Cette journée a permis de clarifier le cadre de l’application de cette directive, qui légitime pour la première fois des motifs non seulement scientifiques, mais également socio-économiques, pour qu’un Etat membre de l’Union européenne interdise la culture de plantes génétiquement modifiées. Les items socio-économiques listés dans la directive étant assez vagues, le HCB a remis une recommandation au gouvernement français précisant une méthodologie. S’appuyant sur des travaux de la Commission européenne, l’approche proposée par le HCB consiste en une analyse comparative des impacts socio-économiques de différentes trajectoires (dont la culture d’OGM) pour atteindre un même objectif. Cette méthodologie envisage les risques comme les bénéfices de la culture d’OGM intégrée dans un plus large système de production et de consommation, ainsi que ceux de l’absence de culture d’OGM …


Par Marie-Cécile DAMAVE

6 octobre 2016

Revue Agriculteurs de France

Numéro 224 “filière lait : relever le défi du marché”

Au sommaire de ce numéro 224 :

EDITORIAL

Filière lait : quelles réformes à l’aube de 2020

FORUM

Pour un allègement des normes en agriculture

La disruption digitale… expliquée aux directions générales

Le collaboratif : de nouvelles opportunités de croissance ?

La troisième Révolution agricole

Regards sur … La compensation collective agricole

Bananes européennes : des filières à pérenniser

DOSSIER

Filière Lait : relever le défi du marché

ENTREPRISE

Kevin Camphuis, l’accélérateur des start-up de l’alimentaire

SIAL Paris 2016 : place à l’innovation et au bien-manger

L’Adepta, une association au service de l’export et du « made in France »

L’épargne salariale, qu’est-ce que c’est ?

SAF AGR’IDEES

Des pommes de terre à l’agriculture de précision : une journée dans l’Eure-et-Loir

Bureau délocalisé de saf agr’iDées dans la Manche

Vient de paraître : la solution coopérative

30 septembre 2016

Une idée, un point de vue

Rien ne sert de courir

A lire le rapport 2016 de PricewaterhouseCoopers sur « les coopératives agricoles et le numérique », on constate que le secteur agricole est en retard sur le sujet numérique. Est-ce grave docteur ? Pas forcément. Car ce « retard » pourrait permettre paradoxalement de prendre de meilleures décisions stratégiques, d’effectuer un « leapfrog » (saut de grenouille) pour sauter directement à la solution optimale en évitant de nombreuses impasses. La Corée du Sud par exemple, sous-équipée au niveau télécom dans les années 90, est désormais le pays le plus connecté au monde en super-haut-débit, comptant 20 millions d’abonnés fibre sur 50 millions d’habitants. Pourquoi ? Parce qu’elle a évité d’utiliser notre technologie ADSL, trop limitée en débit, et qu’elle a directement choisi de fibrer tout le pays. Quant à l’Afrique, hier faiblement dotée en infrastructure informatique et internet, elle surinvestit actuellement dans le mobile et sera sans doute, grâce à un « leapfrog », à l’origine des nouveaux usages mobiles de demain.

Le retard est donc potentiellement une chance lorsqu’on a de l’ambition. Les outrances et les écueils peuvent être évités, et en particulier sur un sujet aussi vital pour l’avenir de l’agriculture qu’est la data agricole et son exploitation.

Profitons donc de notre retard pour éviter de subir le même hold-up sur les données personnelles que l’on a vécu depuis 15 ans par les géants américains du numérique. La bonne nouvelle c’est que l’Europe sort enfin de sa torpeur, et nous permet de profiter d’un cadre juridique de protection des données dont on aurait rêvé pour la décennie 2000.

Profitons-en ensuite pour traiter les données personnelles des agriculteurs de manière totalement transparente, éthique, et plus sérieuse que les adresses emails des consommateurs, qui se baladent aujourd’hui partout sans contrôle ni traçabilité.

Profitons aussi de notre retard pour éviter les abus cyniques de position dominante sur les données que l’on constate partout ailleurs. Développons un écosystème ouvert, innovant, profitant à tous plutôt qu’à quelques élus, et qui serve en particulier à créer de la valeur pour les agriculteurs. Car les données consommateurs collectées par les géants du web n’ont pour l’instant jamais créé beaucoup de valeur pour le consommateur, voire sont désormais utilisées par certains pour en détruire.

Et enfin, si on pouvait aussi en profiter pour éviter de revivre dans l’agriculture les dérives totalitaires de la NSA sur les données personnelles, sans avoir à attendre l’émergence d’un lanceur d’alerte agricole type Snowden en bottes, ça ne serait pas mal non plus.

La bonne nouvelle, c’est que toutes ces erreurs numériques sont là, devant nos yeux, et qu’il n’appartient qu’à nous de les éviter pour imaginer et construire des modèles alternatifs…


Par Jérémie WAINSTAIN

28 septembre 2016

Analyses

Innovations technologiques : pour une agriculture plus efficace, plus durable, et mieux comprise

Le 27 septembre 2016 à Bruxelles, se sont tenues deux conférences présentant les avancées et les impacts de deux types de technologies pour l’agriculture d’aujourd’hui et de demain : les biotechnologies d’une part, et l’agriculture numérique et connectée d’autre part. Il s’agissait de la conférence « Unshackling innovation – Will Europe block or unable GM crops ? » organisée conjointement par le PRRI et Europabio au Parlement européen, et de la conférence «Agriculture 4.0 & Smart farming in the cloud – What will the digital future of farming look like ? » organisée par le CEMA à la Représentation permanente de la Bavière auprès de l’Union européenne. Certaines ressemblances et différences étaient frappantes dans les messages délivrés lors de ces deux événements. Aujourd’hui en Europe, les OGM n’ont pas été adoptés par les filières agricoles au niveau de la production, alors que les technologies numériques sont en plein boom, en agriculture comme dans d’autres secteurs. Dans les deux cas, les développeurs et les utilisateurs de ces technologies appellent à davantage de démonstration de terrain, pour plus de visibilité et de compréhension des usages de ces technologies. Biotechnologies et numérique convergent vers une agriculture de précision, plus efficace, plus sobre, plus vertueuse, plus durable, et donc susceptible d’être mieux acceptée par le grand public (optimisation des intrants, gestion des ressources, adaptation au changement climatique). La « smart agriculture » devrait également attirer davantage de jeunes générations parmi les agriculteurs, résolument connectés. Se pose dans ces conditions la question de la politique à mettre en place pour aider cette nouvelle agriculture à se développer, par exemple dans le verdissement de la Politique Agricole Commune…


Par Marie-Cécile DAMAVE

27 septembre 2016

Tribunes

Filière lait : Quelles réformes à l’aube de 2020

Depuis maintenant plus de deux ans, la chute importante du prix du lait a provoqué une crise, qui a mis à mal la trésorerie d’un grand nombre de producteurs laitiers. Des signaux encourageants sont apparus sur le marché mondial depuis cet été.

Pour autant, il est nécessaire que les acteurs de la filière tirent les enseignements de cette crise. En effet si la sortie des quotas et les questions de géopolitique ont contribué à son accentuation, des causes structurelles ne doivent pas être occultées.
Retrouvez l’éditorial de Philippe Faucon dans le numéro 224 de la revue “Agriculteurs de France”

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Par Philippe FAUCON

16 septembre 2016

Une idée, un point de vue

L’Association Interprofessionnelle de la Banane, pour quoi faire ?

L’Association Interprofessionnelle de la banane (AIB) vient d’être reconnue, composée de trois collèges : la production française, représentée par l’ ASSOBAN (dont les adhérents sont LPG, […]


Par Philippe RUELLE

15 septembre 2016

Analyses

Points clés de l’Etat de l’Union 2016 pour l’agriculture

Le 14 septembre 2016, le Président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a prononcé l’annuel discours de l’Etat de l’Union devant le Parlement européen. L’exercice était périlleux dans ce contexte post-Brexit, où le projet européen est mis en cause de toutes parts, et à quelques jours de la première réunion informelle des chefs d’Etat et de gouvernement sans le Royaume-Uni. Plusieurs points de ce discours ont directement concerné le secteur agricole. M. Juncker a d’abord parlé de l’agriculture comme faisant partie du « style de vie » européen, et s’est montré rassurant, en particulier pour les producteurs laitiers. Ensuite, nos start-ups et petites entreprises sont tout particulièrement concernées par les mesures d’accompagnement financier à leur développement annoncées. Dans le domaine économique également, un document de la Commission européenne faisant le point sur ses priorités stratégiques a sèchement tordu le cou aux velléités sécessionnistes récemment exprimées, notamment en France, à l’encontre de la Commission sur les négociations commerciales en cours avec les Etats-Unis. C’est aussi du fonctionnement interne de l’UE qu’il a été question, et du partage des responsabilités entre autorités européennes et des Etats membres, notamment sur les sujets brûlants comme celui des OGM, des perturbateurs endocriniens ou du glyphosate. Enfin, M. Juncker a appelé les Etats membres à être solidaires pour servir une cause commune, celle de la résilience face aux dérèglements climatiques, en appelant chaque Etat membre à ratifier l’Accord de Paris. Il faut dire que sur ce point, les plus grands pollueurs de la planète nous ont devancés : les Etats-Unis et la Chine ont ratifié l’Accord de Paris au moment de la réunion du G20, qui s’est récemment tenu en Chine.


Par Marie-Cécile DAMAVE

12 septembre 2016

Tribunes

Dossier “Mieux intégrer les équidés dans la politique agricole”

©Fotolia.com
Parallèlement au glissement de leurs utilisations vers le loisir et le sport, les équidés ont perdu dans notre société une part de leur qualification d’animaux de rente pour celle d’animaux domestiques de compagnie. L’Union européenne a entériné dans un certain nombre de ses textes et décisions cette évolution.

Saf agr’iDées, en sa qualité de laboratoires d’idées, s’est trouvé être le lieu adéquat pour rappeler que les équidés sont profondément liés au monde agricole et cette nécessité de mieux les intégrer dans notre agriculture, dans les dispositifs de notre politique agricole…

Retrouvez ce dossier dans le numéro 223 de la revue Agriculteurs de France aux pages 12 à 24.

Pour en savoir plus :

Les vidéos de l’agr’iDay “Mieux intégrer les équidés dans la politiques agricoles”
La page dédié à cet événement


Par Saf agr'iDées

2 septembre 2016

Une idée, un point de vue

Une récolte céréalière décevante mais riche d’enseignements

Tandis que les résultats de la récolte céréalière se précisent et confirment l’ampleur des pertes, tant en volume qu’en qualité, chaque professionnel, chaque entreprise cherche dans l’urgence à s’adapter à cette situation pour en limiter les conséquences sur son activité. Pour leur part, les sélectionneurs se contenteront d’analyser les facteurs de réduction des rendements et d’en proportionner les effets. Le travail d’amélioration des plantes consiste à adapter les variétés à leur environnement économique (marchés, filières), agronomique (parasitisme, maladies, sol), et climatique. Après le choquant rappel de cette année, la première question qui se pose est celle de la résilience, de la rusticité des variétés modernes. En d’autres termes, l’amélioration des plantes a-t-elle fait fausse route?

Pour répondre à cette interrogation, l’INRA, le GEVES[1], et les instituts techniques agricoles tels qu’Arvalis, l’Institut technique de la betterave ou Terres Innovia, mènent régulièrement des expérimentations pour analyser le comportement des variétés proposées par les obtenteurs. Les conclusions sont claires : quelle que soit l’espèce considérée, les variétés modernes sont à la fois plus productives, de meilleure qualité industrielle et résistent mieux aux aléas climatiques.

Dans le cas du blé, l’amélioration génétique a permis aux rendements de progresser de 0,9% par an depuis les années 1980, tout en renforçant la résistance aux maladies et aux parasites (l’écart entre rendement des blés traités et non traités s’est réduit de 0,4 quintal par an), et en élevant la qualité industrielle : 80% des variétés de blé sont aujourd’hui panifiables contre seulement 20% en 1978. Dans le cas du maïs, les rendements ont progressé parallèlement à la tolérance à la sécheresse. Pour le tournesol, les rendements ont augmenté de plus de 40% en 30 ans, et sont devenus plus stables.

En dépit des conditions extrêmes de cette campagne, nous sommes confortés dans les voies et les technologies que nous utilisons. Ce travail d’amélioration des plantes sera d’autant plus efficace que nous aurons accès aux biotechnologies qui font déjà leurs preuves en santé humaine. Nous pourrons alors mieux contribuer au progrès tant agricole que sociétal.

Rappelons enfin que les semences s’insèrent dans un corpus large d’outils dont disposent les agriculteurs et que la génétique n’est pas la seule solution ! Elles ne peuvent, à elles seules, pallier tous les aléas, amplifiés par les dérèglements climatiques. Pour atténuer leurs impacts sur la production agricole, les agriculteurs français doivent disposer d’une large palette de solutions qu’ils sauront utiliser dans le respect de contraintes réfléchies et proportionnées.

Souhaitons que cette séquence douloureuse pour notre agriculture nous rappelle ces quelques enseignements. Nous pourrons alors profiter dans toutes les circonstances de l’apport des innovations.

Régis Fournier est président de l’Union Française des Semenciers

[1] Groupe d’Etude et de contrôle des Variétés Et des Semences : organisme officiel constitué par l’INRA, le Ministère en charge de l’Agriculture et le GNIS (interprofession des semences) assurant l’expertise sur les nouvelles variétés végétales et l’analyse de la qualité des Semences.


Par Régis FOURNIER

4 août 2016

Une idée, un point de vue

Une moisson atypique, et pourtant…

Les céréaliers français subissent une moisson catastrophique en rendements, alors que dans d’autres pays européens et chez de grands pays producteurs mondiaux la situation est meilleure : aucune amélioration sur les prix ne paraît donc prévisible comme élément compensateur. L’équilibre financier de ces cultures n’en sera que plus dégradé encore, après une année de rendements records accompagnés de prix régulièrement orientés à la baisse. Il est vraisemblable que des défauts de trésorerie impacteront les entreprises agricoles, et des mesures d’accompagnement sont déjà en cours de réflexion….


Par Damien BONDUELLE

27 juillet 2016

Analyses

Les engagements commerciaux de l’UE progressent lentement et moins sûrement

L’Union européenne (UE) est impliquée à la fois dans des négociations multilatérales au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et dans un grand nombre de négociations commerciales bilatérales. Ces engagements ont des conséquences sur la politique intérieure de l’UE. C’est le cas des réformes de 1992 et de 2003 de la Politique agricole commune (PAC), influencées par les engagements pris au GATT puis à l’OMC. Des accords bilatéraux et régionaux de libre-échange complets et approfondis ont pris le relais des négociations multilatérales, aujourd’hui dans une impasse. Ce mois de juillet 2016 marque le début de la présidence slovaque du Conseil européen, pour qui la signature de l’accord avec le Canada (le CETA) est une priorité. De nature mixte sur proposition de la Commission, sa ratification devrait dépendre des votes des Parlements européen et de chacun des 28 Etats membres, ce qui devrait prendre plusieurs années. La 14e ronde de négociations entre l’UE et les Etats-Unis (le TTIP) s’est tenue mi-juillet et n’a pas porté sur les produits sensibles, dont les Indications géographiques, un point de désaccord notoire. En revanche, elle a été l’occasion pour les deux parties de mettre sur la table plusieurs propositions, dont une par la Commission sur le climat. Elle vise à rendre cohérents les engagements commerciaux et d’investissement avec ceux pris lors de l’Accord de Paris lors de la COP21 en 2015. Enfin, la sortie du Royaume-Uni de l’UE devrait être un facteur supplémentaire de ralentissement des négociations du TTIP, en plus des échéances électorales des prochains mois. Le marché européen dépourvu du Royaume-Uni perd en effet de son attractivité pour les Etats-Unis, puisque ce pays représente aujourd’hui un quart des exportations américaines vers l’UE.


Par Marie-Cécile DAMAVE

22 juillet 2016

Revue Agriculteurs de France

Numéro 223 « Et si les équidés étaient mieux intégrés dans la politique agricole ? »

Au sommaire de ce numéro 223 :

EDITORIAL

Le monde du cheval, à la croisée des cultures

FORUM

Des entreprises agricoles face aux marchés

L’année 2015 de saf agr’iDées en vidéo

Du producteur spéculateur au gestionnaire de risque

Produits agricoles : une offre abondante et une demande asiatique en hausse

Meunerie : de nouvelles ambitions

Regards sur … l’Observatoire des espaces naturels agricoles et forestiers

Les rôles des outils numériques, actés par les instances internationales

Technologies Clés 2020

DOSSIER

Mieux intégrer les équidés dans la politique agricole

ENTREPRISE

Loi Sapin II : bientôt davantage de prérogatives pour les Safer

DAREGAL, leader mondial des herbes aromatiques surgelées

SAF AGR’IDEES

Moutarde, fleurs comestibles et tapis horticoles : l’innovation au cœur de l’Eure-et-Loir

Entreprise du Patrimoine Vivant : la Tonnellerie de Champagne

Les arts équestres, symboles des relations entre l’homme et le cheval

Appel à contributions : 150 idées pour la réussite de nos agricultures !

20 juillet 2016

Analyses

Bonne santé des exportations agro-alimentaires européennes

L’Union européenne (UE) est le premier exportateur mondial de produits agro-alimentaires, d’une valeur de 129 milliards €, juste avant les Etats-Unis. En 2016, les exportations restent élevées, en particulier grâce aux bons résultats enregistrés pour les vins et spiritueux et la viande de porc. Les exportations de ce produit ont été très impactées par les restrictions russes à l’importation imposées en 2014, mais l’UE a su réorienter ses expéditions vers d’autres destinations, et en particulier la Chine. En 2015 et pendant les premiers mois de 2016, les exportations européennes de viande de porc vers la Chine ont beaucoup progressé, profitant de la demande croissante de ce pays et des prix compétitifs des produits européens bénéficiant de l’opération de stockage privé. Malheureusement, les industriels français n’en ont pas profité.


Par Marie-Cécile DAMAVE

12 juillet 2016

Analyses

Perspectives agricoles 2016-2025 OCDE/FAO

Chaque année au mois de juillet, paraissent les perspectives agricoles de Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) et de l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Food and Agriculture Organisation, ou FAO). La dernière publication vient de paraître pour la période 2016-2025. Pendant cette nouvelle décennie, la demande mondiale devrait continuer à progresser, mais plus lentement qu’auparavant. En effet, les revenus des habitants des pays émergents augmentent moins vite que par le passé et la croissance économique mondiale ralentit. La demande devrait être la plus dynamique pour les produits animaux (viande, poisson, produits laitiers), et donc pour les cultures entrant dans leur rations. Intensification de la production (augmentation des rendements végétaux et animaux) et développement des échanges commerciaux sont identifiés comme les deux principaux leviers permettant de répondre à la demande mondiale croissante. De manière surprenante, cette étude tient peu compte des impacts des changements climatiques sur les niveaux de productivité attendus. Les rendements, qui doivent nécessairement augmenter pour permettre à l’offre de suivre la progression de la demande mondiale, seront pourtant sous forte pression des changements climatiques, et souvent dans des régions du monde déficitaires en denrées agricoles et agroalimentaires.


Par Marie-Cécile DAMAVE

5 juillet 2016

Analyses

Agrimonde-Terra : deux scénarios permettraient de nourrir l’humanité en 2050

Le 24 juin 2016, le CIRAD et l’INRA ont présenté à Paris leur grande étude prospective conjointe “Agrimonde-Terra”, qui propose différents scénarios d’usages des terres à l’horizon 2050 pour nourrir l’humanité. L’approche est systémique. A partir des évolutions possibles des facteurs externes (contexte international, régimes alimentaires, changements climatiques) et des systèmes d’usage des terres (relations entre mondes rural et urbain, structures agricoles, systèmes de production végétale et animale, systèmes forestiers), l’étude envisage quatre scénarios différents. Deux d’entre eux seulement permettraient de garantir la sécurité alimentaire mondiale, faisant appel à des pratiques d’intensification durable de la production agricole sur l’agroécologie : dans le premier scénario, la pression de la demande est réduite par la répartition des populations dans des villes de tailles moyennes, développées en réseau avec les espaces ruraux. Dans le second scénario, la pression de la demande est réduite grâce à une modification en profondeur les régimes alimentaires, grâce aux incitations des politiques publiques en faveur de régimes plus sains.


Par Marie-Cécile DAMAVE

5 juillet 2016

Une idée, un point de vue

Cultivons nos sols mais aussi nos cerveaux !

Le Conseil économique, social et environnemental (CESE), dans sa régulière publication sur l’état de la France, pointait, entre autres régressions, notre mauvais score sur la part de notre budget consacrée à la recherche.

Avec seulement 2,26%, nous sommes encore très loin de l’objectif de la Stratégie de Lisbonne qui stipulait que les Etats européens devaient y investir 3% de leur PIB. La France est à la traîne en la matière, sa part dans les publications scientifiques internationales et dans les demandes mondiales de brevets diminue de manière inquiétante. Sa compétitivité est en conséquence écornée. Dans le même temps, le Président de la République, sous la pression de tous nos prix Nobel, renonçait finalement à de nouvelles coupes qui étaient bel et bien programmées dans le budget de la recherche publique.

La recherche privée demeure encore très loin des objectifs de Lisbonne. Notre tissu d’entreprises est hésitant ou, pour les plus modestes dans l’incapacité, faute de soutiens, d’investir pour notre avenir (les investissements de R&D des entreprises françaises ont progressé presque trois fois moins vite que ceux de l’ensemble des entreprises européennes depuis 2005). En outre les partenariats du privé avec la recherche publique est loin de faire consensus.

La société civile, elle, est de plus en plus frileuse vis-à-vis des innovations et, en partie par manque d’information et de transparence, doute de la science et finalement remet en cause le bien-fondé des nouvelles technologies. Les élus se fondent dans la masse des opinions, agissent au coup par coup en réaction à tel ou tel incident, certains cèdent au populisme et finalement, au lieu d’assumer des choix forts pour l’avenir de notre société, laissent, sur ces questions, les divers acteurs s’opposer frontalement. Se rajoute à cela les actions de celles et ceux qui dénoncent le profit de certaines entreprises innovantes en associant les attentes « capitalistes » de leurs actionnaires à des innovations produites qui, par assimilation négative, seraient néfastes aux humains ou à leur environnement.

Tout ceci interpelle et finalement laisse en suspens une question : ne serions-nous pas opposés au progrès technique ? Ne serions-nous pas en train de remettre en cause un des piliers de notre développement depuis un siècle ? Ne serions-nous pas en train d’hypothéquer la compétitivité de notre pays et en particulier celle de notre agriculture ? Cultivons nos sols mais aussi nos cerveaux ! Dans un tel contexte la culture scientifique ne devrait-elle pas devenir une priorité stratégique de notre pays afin que chacune et chacun puisse, en toute connaissance de cause, assumer ses choix de vie et contribuer à l’élaboration d’un modèle de société porteur d’épanouissement pour tous ?

Gérard MATHERON est administrateur de saf agr’iDées


Par Gerard MATHERON

4 juillet 2016

Tribunes

Rouvrir le chantier de la cessibilité du bail rural

L’abandon du principe d’ordre public d’incessibilité du bail rural pourrait permettre l’essor du fonds agricole, favoriser la reconnaissance de l’entreprise agricole, faciliter sa transmission hors cadre familial et ouvrir la voie à de nouvelles formules d’installations.

Il y a dix ans déjà, la loi d’orientation agricole du 5 janvier 2006 était adoptée et, avec elle, l’idée de faire évoluer les exploitations agricoles vers une démarche d’entreprise. Dans cette perspective, le législateur a voté la création de deux nouveaux outils, le fonds agricole et le bail cessible ..

Retrouvez cet article de Jean-Baptiste Millard à la page 23 du numéro 222 de la Revue « Agriculteurs de France ».

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Par Jean-Baptiste MILLARD

27 juin 2016

Analyses

Réduire les pertes et gaspillages alimentaires des villes

L’Institut National de la Recherche Agronomique (INRA) vient de publier une étude proposant trois grands scénarios prospectifs pour réduire les pertes et gaspillages alimentaires selon les contextes d’évolution urbaine. Ce travail est original car il choisit trois scénarii d’urbanisation différents comme points de départ : poursuite de la métropolisation actuelle, émergence de villes moyennes en réseau, ou désurbanisation.


Par Marie-Cécile DAMAVE

17 juin 2016

Une idée, un point de vue

Saf agr’iDées, un réseau qui se renouvelle

C’est avec grand plaisir que j’ai pu assister le 9 juin dernier à l’AG de saf agr’iDées, dont le rapport d’activité 2015 a parfaitement reflété la variété et la richesse des travaux ! Aux côtés de nos équipes, l’implication des administrateurs et des adhérents de notre think tank y est fortement perceptible. Tout comme la volonté de mettre des expertises complémentaires au service de nos secteurs ! Et c’est donc avec beaucoup de fierté (et un peu de tristesse aussi) qu’après avoir été pendant 7 ans membre du Conseil d’administration et du Bureau, je passe le relais et laisse la place à de nouveaux administrateurs (et administratrices !) qui sauront j’en suis sûr, dans la nouvelle équipe conduite par le président Damien Bonduelle, porter avec dynamisme nos réflexions !

ofre IAAEngagé notamment au sein du Groupe de travail Alimentation de saf agr’iDées je souhaite en tant qu’adhérent actif poursuivre et accompagner nos réflexions, encourager d’autres adhérents à nous rejoindre. Nous savons combien nos filières agricoles et agro-alimentaires sont à un tournant, face aux marchés, face aux nouvelles attentes des consommateurs aussi.

“Regarder vers l’avenir, c’est la nature de notre think tank !” a déclaré Damien Bonduelle en conclusion de notre Assemblée du 9 juin. Saf agr’iDées est en effet un formidable réseau, qui a su, sous l’impulsion de Laurent Klein, s’épanouir et se renouveler sans cesse.

Je continuerai à en être le fier ambassadeur !

Gérard Laloi


Par Gerard LALOI

17 juin 2016

Une idée, un point de vue

Du droit de la plantation de la vigne à l’autorisation de plantation viticole

Au 1er janvier 2016, le régime des autorisations est entré en vigueur : il se substitue à celui des anciens droits de plantation mis en place, en France il y a plus de 60 ans et pour la première fois, au niveau communautaire, il y a près de 45 ans.

Retrouvez cet article de Me Bernard Peignot aux pages 24 à 27 du numéro 222 de la Revue “Agriculteurs de France”.


Par Saf agr'iDées

10 juin 2016

Rapports

Rapport d’activité 2015

Saf agr’iDées a fait le choix cette année de présenter son rapport d’activité en format vidéo, venez faire connaissance avec les acteurs qui ont contribué aux travaux de notre think tank !


Par Saf agr'iDées

3 juin 2016

Une idée, un point de vue

Les entreprises agroalimentaires face à leurs marchés présents et futurs

Il est toujours intéressant de comparer. Et lorsque l’on s’interroge sur les différences entre les entreprises de l’agroalimentaire (IAA pour Industries Agroalimentaires) et celles des autres secteurs, plusieurs traits apparaissent.

A l’une des extrémités de la chaîne, la production agricole est fluctuante, incertaine, et à l’autre, la consommation est plutôt stable en volume et en prix. Les marchés sont donc soumis à rude épreuve puisque tant bien que mal il faut faire entrer, dans la filière, ce qui est produit dans le champ. Le stockage joue un rôle de tampon, mais il a une capacité limitée. Autre fait marquant, une partie de l’agroalimentaire est, au moins en France, attachée au concept de terroir ou plus généralement aux traditions. Les agriculteurs comme les industriels ont su valoriser au mieux les productions d’un territoire. Ce concept de valorisation n’est pas partagé dans les autres industries qui cherchent à satisfaire les consommateurs, sans cet ancrage historique. On dit souvent que les IAA poussent leurs produits vers le consommateur (« push »), alors que les autres secteurs sont en mode « pull » (on attire le consommateur vers le produit). De nouvelles entreprises font leur apparition dans certains secteurs des IAA en mode « pull ». Au Japon, Toshiba produit ainsi par exemple des salades à la demande : car son mode de production n’est pas soumis aux aléas climatiques. Elle peut récolter de manière flexible, en fonction de la demande…


Par Olivier FOURCADET

3 juin 2016

Analyses

Cultures génétiquement modifiées : conclusions des Académies américaines

Les Académies nationales américaines des sciences, de l’ingénierie, et de médecine viennent de publier une étude de près de 400 pages sur les expériences passées et les perspectives à venir des plantes génétiquement modifiées : « Genetically Engineered Crops : Experiences and Prospects ». A la lecture de ce rapport, on comprend que si la grande majorité des OGM cultivés aujourd’hui aux Etats-Unis sont restreints à trois espèces de grandes cultures (soja, maïs, cotonnier) et deux caractères (tolérance herbicide et résistance ravageur), cette situation est loin de celle qui avait été imaginée par les chercheurs depuis les années 1980 et l’émergence de la transgénèse, technique qui permet d’obtenir des plantes génétiquement modifiées. Toujours est-il que les Académies américaines concluent, avec vingt ans de recul sur la culture à grande échelle de maïs, soja et cotonniers tolérants à un herbicide et/ou résistants à un ou des insectes ravageurs : pas d’impact négatif sur la santé et l’environnement, pas d’augmentation des rendements, mais réduction des pertes de récoltes et de la consommation d’insecticides, et effet bénéfique pour les agriculteurs. Actuellement, la diversification des techniques de génie génétique et la meilleure connaissance fine du génome (génomique) permettent de diversifier les espèces et les caractères travaillés en amélioration des plantes : répondre aux enjeux du changement climatique ou améliorer leurs qualités nutritionnelles en particulier. Ces conclusions vont dans le même sens que nos travaux sur ces sujets (voir la note « Semences : une pépite française, des concentrés de valeurs » et l’agr’iDébat « La génétique, source de progrès continu en agriculture »).


Par Marie-Cécile DAMAVE

27 mai 2016

Tribunes

Dossier “Agriculture et ruralité : la parole aux régions”

Crédit photo : S-Lehuard
Promulguée le 7 août 2015, la loi portant sur la Nouvelle Organisation Territoriale de la République (NOTRe) a confié de nouvelles compétences aux 13 nouvelles Régions qui ont remplacé les 22 anciennes régions. Leur rôle est renforcé. Elles sont désormais en charge de la coordination sur leur territoire de toutes les actions en faveur de l’économie et de l’animation des pôles de compétitivité. La loi NOTRe redéfinit également les compétences attribuées à chaque collectivité territoriale. Comme l’avaient souligné il y a presque un an les participants de la conférence organisée par saf agr’iDées sur ce thème, les incertitudes liées à cette réforme et les enjeux qui en découlent sont importants pour les filières agricoles et agroalimentaires. Dorénavant, pour les entreprises, pour les élus et les personnels des nouveaux Conseils régionaux, comme pour ceux des organisations professionnelles ou consulaires, ce sont de nouveaux liens à tisser pour construire ensemble des politiques publiques les plus adaptées aux besoins des entreprises et des habitants de nos territoires.

Retrouvez ce dossier pages 12 à 16 dans le numéro 222 de la Revue Agriculteurs de France.


Par Saf agr'iDées

26 mai 2016

Analyses

Cyclope 2016 : en attendant le choc des demandes indienne et africaine

A l’occasion de la sortie du trentième rapport Cyclope le 24 mai 2016, une conférence a été organisée à Paris pour faire le bilan de trente années de mondialisation des marchés. Les intervenants étaient les auteurs de certains chapitres de ce rapport, ainsi que des personnalités du monde économique. Pour eux, la période de prix de marchés élevés est belle et bien terminée, et nous sommes dans une phase de prix durablement bas : nous sommes passés d’une situation de rareté à une situation d’excédents. Résultat, les prix baissent et les stocks s’accumulent, puisque le rythme de production est supérieur à celui de la consommation mondiale. La Chine, principal moteur de la demande internationale, a sérieusement commencé à puiser dans ses stocks stratégiques de céréales, poudre de lait et viande de porc en particulier, ce qui a limité ses importations. Le choc de la demande attendu pour tirer les prix à la hausse devrait venir de l’émergence de l’Inde et des pays du continent africain. Ces derniers, très riches en matières premières, construiront notamment leur développement en exploitant et utilisant eux-mêmes leurs matières premières au lieu de les exporter.


Par Marie-Cécile DAMAVE

13 mai 2016

Revue Agriculteurs de France

Numéro 222 “Agriculture et ruralité : la parole aux régions”

Au sommaire de ce numéro 222 :

EDITORIAL

FORUM

La génétique, source de progrès continu en agriculture

La loi biodiversité figée par le principe de non-régression du droit

En 2016, repenser la définition des think tanks

Priorité à la compétitivité, la durabilité, la productivité et la résilience des entreprises agricoles et alimentaires

Regards sur … L’alimentation intelligente

Agriculture durable : bientôt une norme made in USA

L’agriculture, au service des Objectifs de Développement Durable

DOSSIER

Agriculture et ruralité : la parole aux régions

ENTREPRISE

Créer la transmissibilité des exploitations agricoles

Lait : une crise de surproduction

La transformation numérique, moteur du changement en agriculture

L’innovation et l’exportation, clés de la croissance des IAA en 2015

« Entrepreneurs + engagés », la marque collective des PME

Entreprises agroalimentaires : Oser pour grandir

Rouvrir le chantier de la cessibilité du bail rural

Du droit de plantation de la vigne à l’autorisation de plantation viticole

SAF AGR’IDEES

TTIP/TAFTA : la France prétend bloquer les négociations au nom de ses valeurs

AOC, AOP : la rencontre entre marque, territoire et patrimoine culturel

Pédagogie du « Bien manger »

20 dossiers pour construire la Bretagne

Les agriculteurs à la reconquête du monde