Travaux parlementaires : la plupart des plantes issues des biotechnologies les plus récentes ne sont pas des OGM Publié le 4 avril 2017 par Marie-Cécile DAMAVE

L’Office Parlementaire des Choix Scientifiques et Technologiques (OPECST) vient de publier un rapport de 300 pages restituant ses travaux sur les enjeux des biotechnologies les plus récentes utilisées en agriculture et en médecine. Dans ce document, l’OPECST en appelle au courage politique des responsables français et européens, qui doivent tirer les enseignements des expériences passées sur les OGM. Une autre recommandation générale est pour les responsables politiques d’afficher clairement la cohérence entre agroécologie et biotechnologies, comme le fait la FAO par exemple dans des travaux récents, et contrairement à certaines idées reçues affichées par certains opposants aux biotechnologies. Plus spécifiquement, l’OPECST se prononce en faveur de la recherche en plein champ sur les plantes issues des biotechnologies, dont les OGM, par les organisations publiques de recherche. Enfin, et ces recommandations étaient très attendues car l’incertitude réglementaire est forte aujourd’hui dans l’ensemble de l’Union européenne, l’OPECST a clairement pris position pour que les produits issus de certaines biotechnologies récentes ne tombent pas dans la catégorie OGM : ceux qui pourraient aussi être obtenus par croisements sexués et ceux obtenus par mutagénèse traditionnelle ou dirigée sans matériel génétique héréditaire exogène. Il s’agit effectivement du cas de figure inverse des produits obtenus par transgénèse (technique qui donne des OGM selon la réglementation en cours), qui ne peuvent être obtenus par croisements sexués, et qui résultent de transfert de matériel génétique exogène…

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