Tous acteurs de la transition numérique agricole Publié le 20 septembre 2017 par Marie-Cécile DAMAVE

Les technologies numériques innovantes sont en train de bouleverser toute la chaîne de valeur de l’agriculture et de l’agro-alimentaire, donnant naissance à un nouveau paradigme. Un nouvel écosystème d’acteurs et de services se met en place, grâce à des investissements massifs, au niveau mondial. L’agriculture intelligente (« smart farming ») s’installe, plus mesurée, plus précise, plus systémique, sur mesure, grâce au numérique et au Big Data. La transition est rapide car ces technologies répondent à plusieurs demandes du monde agricole. En premier lieu, une plus grande autonomie des chefs d’entreprise agricole dans la conduite de leur exploitation, grâce à une vision plus globale de leur activité, un emploi du temps rationalisé et simplifié, une montée en gamme de leurs connaissances et de leurs compétences. En second lieu, un processus de recherche-développement-innovation plus efficace : les outils numériques permettent de décloisonner les travaux des chercheurs. Ensuite, une meilleure performance économique et environnementale des acteurs de la production, en particulier grâce à une gestion des risques économiques, sanitaires et climatiques plus précise, rapide et efficace. Enfin, une plus grande intégration du monde agricole dans la société, le numérique facilitant l’interpénétration des mondes ruraux et urbains, en permettant une plus grande transparence et une meilleure traçabilité, notamment avec les plateformes numériques. Pour que ces promesses se concrétisent, il est indispensable de poursuivre les efforts de financement de l’AgTech, car la France se situe loin derrière ses concurrents dans ce domaine, de développer des formations spécifiques pour les concepteurs et les utilisateurs des outils numériques et du Big Data et de construire la confiance en ces outils, qui doivent être pertinents, accessibles et transparents.

 

 

PROPOSITIONS

 

  • Rendre les outils de l’agriculture de précision plus accessibles aux acteurs de la production : améliorer la couverture réseau en milieu rural, former les agriculteurs et leurs conseillers, développer des outils avec un bon retour sur investissement, pour que ces acteurs s’approprient ces technologies.
  • Intégrer la notion d’agriculture de précision dans les politiques agricoles et y conditionner les aides à la production : raisonner et optimiser les consommations d’intrants à l’aide des technologies de l’agriculture de précision.
  • Dans ce cadre, définir le périmètre de l’agriculture de précision, afin qu’elle contienne non seulement les pratiques des productions animale et végétale mais aussi de l’amont (génétique, machinisme, santé des plantes et des animaux, fertilisation, nutrition) et de l’aval (traçabilité, vente, information auprès des consommateurs).
  • Valoriser les efforts d’utilisation des outils de précision des acteurs de l’amont jusqu’au consommateur final, même sur les produits vrac (laitiers ou céréaliers en particulier) pour que la valeur apportée par les bonnes pratiques ne soit pas diluée : sous forme de contrat, de marque ou de label « agriculture de précision », en circuits longs ou courts, en mettant en place des systèmes de traçabilité.

 

 

Cette note est issue des réflexions du groupe de travail “Big Data, quels usages pour l’agriculture d’aujourd’hui et de demain ?”

 

 

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