AG d’OREE au QG des ArméesPublié le 13 juillet 2017 par Jean-Baptiste MILLARD

Le 3 juillet dernier s’est tenue l’Assemblée générale de l’Association Orée – dont saf agr’iDées est administrateur – dans le magnifique amphithéâtre de l’Hexagone Balard, nouveau siège du Ministère des Armées. L’occasion pour ce dernier de présenter ses actions dans les trois domaines d’intervention de l’association que sont la biodiversité, l’économie circulaire et l’ancrage local et, pour le consortium OPALE, opérateur privé de l’Hexagone Balard, de présenter sa politique pour la performance énergétique de ce bâtiment hors norme.

 

Pour son Assemblée générale 2017, l’Association Orée a su étonner ses adhérents en les conviant au sein du « Pentagone français », site permettant aux Etats-majors et services centraux des trois armées, auparavant répartis sur une dizaine de sites, d’être regroupés pour un meilleur fonctionnement. Implanté sur 16,5 ha et offrant 320 000 m² de plancher, l’Hexagone Balard accueille 10 000 agents de l’Etat et dispose d’autant de postes de travail.

 

C’est donc au sein de son amphithéâtre high-tech que les participants à l’Assemblée générale ont pris place pour assister à la rétrospective des évènements et publications de l’Association sur l’année 2016 et du 1er semestre 2017 et à l’activité des différents groupes de travail, compilés dans son rapport d’activité 2016 – Programme 2017.

 

Un focus particulier a été mis sur la parution récente du Livre Blanc « Economie circulaire : un atout pour relever le défi de l’aménagement durable des territoires », qu’Orée a co-rédigé avec Indiggo et l’ADEME pour le compte de cette dernière, afin de retranscrire les travaux menés lors de l’accompagnement des lauréats de l’Appel à Manifestation d’Intérêt, « Economie circulaire et urbanisme ». Ce livre blanc a pour objectif de présenter les interactions entre aménagement et économie circulaire, au travers de nouvelles approches et initiatives.

 

Les participants ont pu constater que le choix du lieu ne relevait pas du hasard lorsque Hélène Perret, chef du bureau environnement et développement durable du Ministère des Armées, a présenté  la stratégie ministérielle Défense durable 2016-2020.

 

Avec 258 000 hectares de terrains à gérer, l’un des défis du Ministère en la matière consiste à préserver les milieux. Ce défi est d’autant plus important que, de par leur accès réglementé, les terrains militaires ont échappé à l’artificialisation des sols. Ils présentent de ce fait un intérêt faunistique et floristique souvent remarquable. 20 % des terrains militaires sont ainsi classés dans le réseau européen de protection de la biodiversité « Natura 2000 ». Pour la gestion de la biodiversité de ces milieux, 150 conventions de partenariats ont été passées et un budget de 750 000 euros est ainsi alloué pour le fonds d’intervention pour l’environnement (FIE) en 2017. Le Ministère est par ailleurs engagé dans le programme « LIFE DEFENSE NATURE 2 MIL », qui s’étale de 2012 à 2017 et qui se trouve doté de plus de 2 millions d’euros. Il s’agit du premier projet sur la biodiversité des sites militaires à être financé par le fond européen LIFE. Les 4 sites militaires impliqués, tous situés dans le sud-est de la France, bénéficient d’actions principalement ciblées sur les sites Natura 2000 dont ils disposent et la protection des espèces et habitats des directives « Oiseaux » et « Habitats ».

 

 

Les autres défis du plan stratégique consistent notamment à éco-concevoir et maitriser l’empreinte environnementale des infrastructures et des équipements. Cet écoconception touche 16,6 milliards de dépenses d’équipement, impacte 3578 installations classées exploitées et concerne 27 000 entreprises fournisseurs du Ministère des Armées.

 

Dans le cadre du volet ancrage territorial du Ministère, un pacte défense-PME a d’ailleurs été mis en place pour qu’aux cotés des grands groupes industriels de défense les PME puissent jouer un rôle majeur dans l’emploi et le savoir-faire nécessaire aux besoins de défense. L’objectif est de créer les conditions permettant aux PME de disposer d’un meilleur accès à la commande publique et d’un soutien accru pour leur développement à l’export.

 

Au terme de la présentation des actions du Ministère dans les trois grands domaines d’intervention d’Orée, une visite du site s’imposait avec deux thématiques : le photovoltaïque et la géothermie. Les bâtiments disposent en effet de 5 600 m² de toiture photovoltaïque ainsi que des thermofrigopompes sur nappe phréatique associés à un système de refroidissement par freecooling.

 

Il faut dire que le site de Balard, dont la gestion énergétique est confiée au consortium OPALE Défense dans le cadre du partenariat public-privé, affiche des ambitions en termes de performance énergétique, dans la mesure où la facture payée par l’Etat dépend de la capacité du consortium à maitriser la consommation énergétique du bâtiment. Le premier bilan apparaît positif grâce notamment à une implication des utilisateurs, qu’il faut former et informer sur les gestes vertueux en matière d’économie d’énergie.

 

Une nouvelle illustration de la nécessaire montée en compétence des acteurs dans la prise en compte des enjeux environnementaux, à laquelle l’association Orée participe activement.